Révélateur d'identité par un rayonnement de l'image de soi
Armoire à vêtements avant Christine 2 by Mademoiselle M
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Armoire, ma belle armoire… (Episode 4 / 7)

… dis-moi si je suis bien la plus belle !

C’est que cet après-midi, Myriam débarque avec son dynamisme en bandoulière pour s’attaquer – oui oui, s’attaquer – à mes armoires à habits.

Oh, je me méfie, j’appréhende et en même temps je me réjouis.

Je me crois très très maligne…

Pile de vêtements avant Christine 1 by Mademoiselle M

J’ai soigneusement aligné dans mon salon, bien sagement rangé sur les fauteuils et le canapé, les habits qui dépassent. C’est que des habits, voyez-vous, j’en ai des tonnes ! Les fringues, pour moi, c’est très sentimental. Et je me retrouve donc avec des habits qui datent de mes vingt-deux ans, parce que c’était la robe que j’avais mise pour ma good-bye party avant mon départ en Angleterre ! Enfin une des good-bye parties parce que j’ai dû faire trois cérémonies d’adieu à mes amis réunis. Pas grave, je reste une sentimentale de la robe totalement démodée.

Pile de vêtements avant Christine 2 by Mademoiselle M

Donc, j’ai même dans mes armoires des reliques de ma post-adolescence. Celles-là, inutile de dire que je ne veux pas les sortir et qu’elles sont bien au chaud à l’ombre de mes étagères.

« Voilà, ça y est, on peut faire le tri »,

dis-je avec un petit air innocent qui ne trompe pas vraiment mon impitoyable coach.

« Je peux voir tes placards ? »

Qu’elle me rétorque, tout aussi innocemment.

Armoire à vêtements avant Christine 1 by Mademoiselle M

« Euh, c’est que euh… »

« Tu veux bien me montrer ? »

J’essaie la ruse.

« C’est que tu vas prendre peur. »

Myriam ne s’en laisse pas conter.

« Fais voir. »

J’ouvre une première armoire qui coulisse joyeusement et Myriam pousse un soupir d’étonnement. Elle a déjà fait du tri dans des armoires, elle a vu plein de choses. Mais quand même, je suis plutôt à une extrême de la courbe !

Parce que non seulement je ne jette pas grand’chose, mais en plus j’ai eu par période des folies acheteuses d’habits jamais portés mais gardés, au cas où…

« Au cas où quoi ? »

demande Myriam dont je vois l’œil qui évalue, soupèse mentalement et jauge les habits qui jonchent mes étagères. Je sens que je ne vais pas y couper, ou plutôt qu’elle va couper dans le vif et que franchement, je n’en suis pas mécontente du tout.

Et en effet, l’instant d’après me voilà en train de sortir mes habits par brassées. La pile de gentils vêtements qui m’attendaient dans mon salon se multiplie par à peu près dix. Bon j’exagère, mais à peine.

Et là, c’est comme si une force magique se mettait en marche…

Ça va très très vite et en plus, je suis consentante. Ça oui, ça non, Myriam n’est pas hésitante, ça je commence à avoir l’habitude, mais ce qui m’étonne plus, c’est que moi non plus je ne tremble pas devant la jolie robe des années Dalida à laquelle je dis au revoir.

Pile de vêtements à éliminer Christine by Mademoiselle M

Merci d’avoir servi et au revoir !

Quel allègement !

Parallèlement, Myriam réorganise ma penderie.

« Toutes les tenues que tu gardes, il faut que tu puisses les voir et les choisir sans hésiter. Un habit qu’on ne voit pas, on ne le met pas »

m’explique Myriam alors qu’autour d’elle virevoltent les cintres et les vêtements qui sont dans mes couleurs.

Je suis étonnée. Une bonne part de mes vêtements était déjà dans les bons tons, ceux qui me vont vraiment bien au teint ! Myriam m’explique qu’on a quand même une sorte d’instinct qui nous permet de choisir les bonnes couleurs… enfin, pour certaines choses.

Je la vois retenir une légère grimace face à une robe sortie du 20ème siècle, d’une couleur vraiment pas pour moi et d’une forme vraiment rétrograde. Je suis prête à l’enfiler pour aller chanter Alexandrie Alexandra !

Je suis d’accord pour m’en séparer, même si elle me rappelle sans doute une surboum. Une légère inquiétude traverse mon esprit. Ai-je vraiment toute ma tête encore ? Bon, j’éclate de rire et je trouve que oui, j’ai toute ma tête, puisque j’ai du recul et de l’humour face à cet amoncellement de vêtements parfois improbables. Mais pas toujours, hein, et d’ailleurs ma penderie se remplit joyeusement de vêtements qui me vont, qui sont harmonieux, et aussi, allez, je le dis, très vivants ! Ils sont tout pimpants dans mon armoire, ils s’apprêtent à me sauter dans les bras !

Armoire à vêtements après Christine 2 by Mademoiselle M

Je dois vous dire que les habits qui restent passent une sévère sélection.

Mais quel bonheur, quelle respiration, quelle grande libération…

Je passe une main délicate dans la penderie qui fait son office gracieusement. Mes habits sont là, ils m’attendent, ils m’accueillent, ils me tendent les bras… Luxe, calme et volupté ! Je n’ai pas fait un seul achat et pourtant je me sens une femme neuve. Myriam fait une énorme différence dans ma penderie… et aussi dans ma vie !

Les tee-shirt sont pliés avec la précision d’une vraie amoureuse du beau, et elle s’arrange en plus, Myriam, pour les ranger par ordre de couleur. Mon œil se délecte, fasciné par autant d’harmonie. Rââââ, lovely !

Armoire à vêtements après Christine 1 by Mademoiselle M

Je joue avec Myriam un pas de deux, entre les habits qu’on garde et qu’on plie et ceux qui vont aller finir leur vie ailleurs que sur mes étagères où ils ont fait leur temps. Je suis pleine de gratitude à leur égard. Good bye, les copains, farewell !

Cette liberté qui n’a pas de prix !

Lorsque Myriam finit par partir, toujours aussi fraîche en dépit de l’énorme travail qu’elle a abattu, je me retrouve avec plus d’habits à donner que d’habits à ranger… Ah non, pardon, ils sont rangés ! Quel bonheur… Un immense sentiment de détente et de joie m’envahit, alors que Myriam a dévalé les escaliers pour reprendre sa course de bonne fée sous d’autres latitudes. Elle n’arrête jamais, Myriam, elle est incroyable d’énergie calme et étincelante !

Et monte en moi, en contemplant mes placards si harmonieux, un étrange sentiment. Je crois que c’est un sentiment de liberté. Cette liberté qui n’a pas de prix…

Merci Myriam, d’avoir bousculé mes fragilités pour me permettre une solidité rayonnante

Armoire, ma belle armoire, je te le dis. C’est moi la plus belle aujourd’hui. Et demain aussi.

Christine

Myriam Hoffmann

DITES-NOUS…

Et vous, comment voyez-vous les choses ?
Est-ce que vous pourriez vous dire « j’ose » ?
J’ose une évolution, voire une transformation, j’ose casser mes habitudes ?
Que feriez-vous pour prendre votre pleine altitude ?
J’attends vos interrogations, vos questions
Avec beaucoup d’impatience et d’émotion !

Myriam


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  1. Graber Myriam

    Bonsoir,
    Je trouve la métamorphose superbe. J’ai encore un bout de chemin à faire, car après avoir passé chez Myriam, je suis lentement retombée dans mes travers…. trop de travail, belle excuse… mais la métamorphose de Christine me redonne l’envie de me reprendre et de retrouver mon dossier fait par Myriam, de le relire et de m’occuper de mes armoires et d’aller faire du shoping!!!! ensuite. Bravo quelle beauté Christine et c’est le rayonnement entre l’intérieur et l’extérieur qui m’a donné envie… Myriam

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